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09.06.2010

Les Compagnons du Mono ont été créés :

Les Compagnons du Mono ont été créés pour soutenir l'action présidentielle de Son Excellence Agbéyomé Messan Kodjo.
Les conditions de l'élection présidentielle au Togo ont démontré que la Démocratie ne pouvait s'exprimer.
Bous considérons la dissolution du Parti OBUTS et la mise sous scellés du siège de ce parti comme une véritable exécution politique perpétrée par le pouvoir en France.
Les démocrates français ne peuvent se satisfaire de cette attitude qui est soutenue par la France puisque nous n'avons enregistré aucune déclaration d'indignation.
Les Compagnons du Mono vont désormais agir afin que les Droits de l'Homme soient respectés dans ce pays comme dans d'autres.
Ils vont appuyer l'action de Son Excellence Agbéyomé Messan Kodjo qu'ils considèrent comme le seul homme susceptible de ramener la Paix et la Démocratie dans ce pays.
L'action des Compagnons du Mono se fera indépendamment de la volonté de Son Excellence et n'engagera en rien la responsabilité de celui-ci.
Il est du devoir de la France de se lever lorsque la Démocratie est bafouée dans un pays Frère.
Les Togolais sont venus combattre les nazis sur le sol européen lorsque ceux-ci ont agressé la France.
Les principes qui régissent notre action sont ceux qui ont motivé le Marquis de La Fayette lorsqu'il s'est rangé aux côtés de Georges Washington dans la lutte en faveur de l'Indépendance américaine.
Nous disons aux Togolais : La Fayette est de retour. Il est à vos côtés.

12.02.2009

Managers de janvier-février 2009

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11.02.2009

Interview du Président National de OBUTS

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INTERVIEW DU PRESIDENT NATIONAL DE OBUTS AGBEYOME MESSAN KODJO ACCORDEE A RADIO VICTOIRE LE SAMEDI 31 JANVIER

A un an des échéances présidentielles les états major des partis politiques au Togo se mobilisent pour le combat qui s’avère rude.
Plusieurs sujets entre autres la modification du code électoral, les reformes institutionnelles font l’objet de discussion et de divergences qui opposent l’opposition togolaise au parti au pouvoir, le RPT.
Pour connaitre la position de OBUTS, Mr Agbéyomé Messan KODJO, Président de cette formation politique répondait aux questions de notre confrère RADIO VICTOIRE.

RADIO VICTOIRE : Agbéyomé KODJO il y a quelques semaines le gouvernement a procédé à l’adoption d’un projet de loi portant modification de la loi électorale qui fait réagir les partis politiques de l’opposition. Que dites vous de cela ?
AGBEYOME KODJO: Je voudrais tout d’abord vous remercier de m’ouvrir les antennes de votre radio pour émettre mes objections sur ce projet de loi de modification du code électoral.
Ce projet de loi viole dans la forme et dans le fond l’Accord Politique Global.
Il est d’abord l’incarnation d’un mépris absolu des dispositions de l’APG car il est né de la volonté unilatérale du régime RPT, ensuite il introduit des discriminations dans le traitement des candidats à la prochaine élection présidentielle.
C’est dans la surprise générale que nous avons appris sur les médias la nouvelle composition de la CENI et de ses démembrements qui excluent les représentants de tous les autres candidats ne disposant pas de groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale.
Une élection pour être crédible se doit d’offrir les mêmes chances à tous les candidats.
Si on exclut délibérément certaines formations politiques de tout le système d’organisation et de contrôle du scrutin comment peuvent-elles adhérer aux résultats au terme de cette compétition ?
Si le pouvoir RPT s’obstine dans cette démarche folle de mépris des aspirations populaires et organise des élections biaisées en pensant répéter dans l’impunité la double forfaiture de 2005, il se trompe lourdement et verra tout un peuple dressé debout sur sa route.
Ni les armes, ni les intimidations ne changerons en rien à la volonté populaire de changement qui se dessine dans l’ensemble du pays.
RADIO VICTOIRE : Le Ministre Pascal Bodjona contrairement à notre réaction a exprimé clairement que des propositions ont été faites par deux partis politiques de l’opposition notamment le CAR et l’UFC.
AGBEYOME KODJO : Si tel avait été le cas pourquoi les partis en question exprimeraient publiquement leur désaccord par rapport au projet en menaçant de quitter l’hémicycle ?
BODJONA peut-il apporter la preuve de ces allégations ?
Nous estimons que ce projet de modification de la loi électorale est dirigé contre OBUTS ( seul candidat déclaré et exclu de la CENI) , alors que la loi se doit d’être fondamentalement impartiale.
Nous avons pris le taureau par les cornes en alertant la Communauté Internationale pour qu’elle intervienne et agisse en amont au lieu de jouer le rôle de sapeur pompier quand la colère grondera dans la nuit et les fusils des traitres de la nation crépiteront pour remplir les villes et les maisons de bain de sang d’innocents.
RADIO VICTOIRE : Vous en tant que Président, vous proposer une CENI technique, comme au GHANA ?
Ne pensez vous pas qu’une CENI technique peut être un danger dans la mesure où ses membres peuvent être corrompus ?
AGBEYOME KODJO : Le choix d’une CENI technique est une façon de dépolitiser l’administration électorale.
On peut dans le cas du Togo imaginer une CENI composée de 9 membres dont 8 juges reconnus pour leur impartialité et leur probité morale et un religieux qui assumera sa présidence.
Cette solution placerait sur un même pied d’égalité tous les candidats et créerait moins de problèmes dans la gestion et le contrôle du prochain scrutin.
Notre souhait est que la prochaine élection soit claire, transparente et crédible, et ouvre la voie
à un nouveau départ pour notre pays qui a beaucoup de défis à relever.
RADIO VICTOIRE ? Que feriez-vous si le Gouvernement refuserait de revenir sur sa décision ?
AGBEYOME KODJO : Je ne pense qu’à ce stade du débat et vu le niveau de contestation de ce projet de loi, le chef de l’Etat puisse faire la sourde oreille et laisser l’Assemblée Nationale adopter en l’état ce projet de loi. Je suis sûr qu’il entendra raison et j’ai confiance à tous nos partenaires en développement que j’ai saisi pour solliciter leur intervention. Faure GNASSINGBE doit écouter la voix du peuple.
Personne ne dénie cette réalité vivante que les togolais dans leur grande majorité rejettent ce régime, et ils l’ont démontré lors du dernier scrutin.
Le RPT n’a remporté cette consultation que grâce au mode de scrutin et de découpage électoral.
Numériquement le peuple togolais est dans l’opposition contre le pouvoir RPT.
Toute manœuvre qui entraverait cette force irrésistible au changement risquerait gros.
RADIO VICTOIRE : L’UFC et le CAR proposent un candidat commun pour la prochaine élection présidentielle.
Quel est votre point de vue sur cette Alliance ?
AGBEYOME KODJO : L’alternance politique aurait dû déjà intervenir au Togo si la classe
politique togolaise avait réussi à s’unir.
Mais tout le monde connait le mal qui ronge l’opposition togolaise, c’est le jeu à somme nulle.
Maintenant je crois qu’il y a un véritable sursaut national qui devra être pris en compte par nous tous.
Au delà des deux partis de l’opposition parlementaire c’est à une union sacrée de l’ensemble de l’opposition que je convie mes collègues pour célébrer ensemble une belle fête de l’alternance et de la démocratie en 2010.
Je salue les noces de ces deux partis et pense qu’elles incarnent les prémices d’un vaste
rassemblement autour d’un candidat unique en 2010.
RADIO VICTOIRE : Vous semblez être dans la même barque que les deux partis.
Que faites vous concrètement pour que cette barque arrive à bon port ?
AGBEYOME KODJO: D’abord j’ai lancé le 27 Janvier un appel à l’Union de tous les acteurs du changement, pour qu’ensemble on fasse front commun pour faire échec aux manœuvres du RPT qui cherche à fausser la sincérité des prochaines élections présidentielles. La souffrance et la misère de notre peuple doivent nous pousser à accepter tous les sacrifices nécessaires au Changement en 2010.
Telles sont mes convictions. Toute division ou toute querelle stérile ne serait que le lit de l’imposture et de l’injustice qui sont les marques visibles de la situation actuelle.
RADIO VICTOIRE : Apres quatre mois à la tête du Gouvernement le Premier Ministre HOUNGBO a présenté un bilan qui peut-être ne répond pas aux aspirations du peuple.
Alors d’après vous qu’est-ce qui n’a pas été fait ?
AGBEYOME KODJO : Il faut relever que dans cette situation, la compétence du Chef de
Gouvernement n’est pas en cause.
C’est un cadre de la Nation qui a fait la fierté des togolais dans ses fonctions antérieures. Je le connais assez dans les activités qu’il conduisait avec succès quand il était au PNUD.
Mais entre les deux responsabilités il y’a des nuances de taille qui font la différence. Son bilan n’est pas brillant mais connaissant les difficultés du métier, ce n’est pas sa personne qui pose problème.
Les togolais se souviennent de Eugène ADOBOLI, compétent et volontariste mais qui a sombré dans la marre du RPT après 14 mois d’un parcours de combattant à la tête du Gouvernement.
Le RPT est un système très fermé et complexe qui a ses rites.
Au delà des apparences institutionnelles, la réalité du pouvoir est ailleurs.
C’est cette main invisible qui est responsable du drame que connait aujourd’hui notre Nation. Ce n’est donc pas ceux qui jouent un rôle de figuration qui prennent les décisions.
Que peut-il pour améliorer le pouvoir d’achat des togolais ?
Il en est pourtant conscient.
Pourquoi l’essence continue de coûter de plus en plus cher au Togo ?
Pourquoi les ponts sont t’ils à l’abandon depuis leur rupture voilà plus de 6 mois ?
Pourquoi les résultats des concours sont t’ils manipulés et portent la marque d’un parti ? Pourquoi visiblement on favorise certains, en les envoyant massivement dans les services où les possibilités d’épanouissement sont plus grandes ?
Pourquoi la corruption continue de progresser dans le pays ?
Voilà autant de drames qui continuent de marquer le quotidien de nos compatriotes.
Révolte contenue et frustrations sont le lot des togolais. Que peut-il faire ?
RADIO VICTOIRE : N’a-t-il pas les mains libres ?
AGBEYOME KODJO : Il veut être politiquement correct, c’est pour cette raison qu’il s’abstient d’avouer les difficultés de sa mission au peuple togolais.
Il devrait remettre sa démission dès lors qu’il est entravé dans l’exercice de ses prérogatives. Pourquoi les retraités qui continuent illégalement d’occuper leurs postes alors qu’il les a sommé de libérer leur service n’ont-ils pas obtempéré ?
Simplement pour lui signifier que ce n’est pas lui qui gouverne.
Comment dans un pays où on détruit les emplois, des citoyens entièrement à part continueraient d’émarger impunément sur les deniers de l’Etat ?
Tel est le système, c’est pourquoi il est impératif de tout changer.
RADIO VICTOIRE : Que pensez-vous de l’audit du FER et de TOGOCELL auquel auquel le PM faisait allusion ?
AGBEYOME KODJO : Si nous voulons que la communauté financière accompagne le Togo dans ses efforts de redressement économique, nous devons respecter les principes de la bonne gouvernance, c’est en cela que je salue la décision courageuse du PM nonobstant les résistances internes de son camp.
Mais au-delà des déclarations, le peuple attend des actes et que la sanction des délinquants au col blanc devienne une réalité.
Est-il concevable que le BENIN affiche un budget de 1225 Milliards de FCFA et le Togo 300 Milliards ?
Comment avec le même niveau de trafic portuaire le BENIN prévoit de réaliser au titre de l’exercice 2009 des rentrées fiscales de l’ordre de 825 Milliards de FCFA ?
Comment le BENIN arrive t’il à séduire les bailleurs de fonds pour engranger une aide internationale annuelle de 400 Milliards de FCFA, somme qui dépasse le total du budget du Togo pour l’exercice 2009 ?
Et pourtant le potentiel économique du Togo est de loin plus important que celui du BENIN. A titre d’exemple le Bénin n’est pas un pays minier. Il n’a ni phosphate ni clinker.
Il n’exporte ni le café, ni le cacao.
Comment alors justifier tout ce décalage ?
Les causes sont simples et ont pour nom, absence de volonté politique, corruption, évasion des recettes, etc.…..
Expliquez moi pourquoi avec les atouts que nous avons le Benin, le Niger, le Burkina, le Mali, avancent et construisent l’avenir de leur peuple, alors qu’au Togo, le leader nouveau laisse t’il pourrir la situation et laisser le pays à l’abandon le pays et les togolais à la misère ?
RADIO VICTOIRE : Que pensez vous des élections locales avant les présidentielles ?
AGBEYOME KODJO: Techniquement ce n’est plus possible.
Il est trop tard pour engager une opération électorale avant les présidentielles.
Le pouvoir RPT a craint que s’il les organisait l’opposition l’emporterait et cela amplifierait la dynamique de Changement dans le pays à l’horizon 2010.
RADIO VICTOIRE : Le Chef de l’Etat a présenté les vœux à travers le pays, la première du
genre. Qu’est ce que cela vous inspire ?
AGBEYOME KODJO: Aller à la rencontre des populations de l’intérieur pour un Chef d’Etat c’est une bonne chose.
Mais l’inspiration lui est arrivée un peu tard et c’est ce qui me conduit par rapport aux échos qui nous parviennent qu’il a initié cet exercice pour démarrer la campagne avant ses concurrents.
Les cadeaux qu’il donne à tout va est une source d’inquiétudes pour ma formation politique. Les togolais n’attendent pas des cadeaux de son Chef.
Ils demandent une bonne gouvernance du pays et la prise en compte de leurs aspirations
pour une meilleure vie.
Ces populations qui se sentent abandonnées se trouvent soudain cadeautées de terrain de football pour les uns, de réhabilitation pour les autres, et de l’argent pour les populations invitées, pour les malades dans les hôpitaux visités.
Tout cela fait un peu désordre et traduit l’opinion que se font certains de leur fonction et du pays, dont ils hérité.
Le projet de loi objet de la pomme de discorde au sein de la classe politique fixe le budget de campagne à 500 Millions de francs CFA.
Combien le RPT a déjà dépensé.
C’est pourquoi dans le courrier que j’ai envoyé à Barack OBAMA, Nicolas SARKOZY, Angela Merkel, Emmanuel BAROSSO, Blaise COMPAORE et au Président du Parlement Européen, j’ai rappelé la note directive de l’Union Européenne qui recommande la mise en place d’une Cour des Comptes chargée entre autres de la vérification des comptes de campagne.
S’il y a transparence on ne serait pas surpris que certains candidats risquent au cas où ils gagnaient de voir leur victoire invalidité.
Le doublement des indemnités des Chefs traditionnels est une mesure politique pour s’attirer les faveurs des garants de nos us et coutumes.
La politisation à dessein du recrutement des agents dans l’administration est une mesure pour ressouder l’appareil du parti éprouvé par des dissensions internes.
Au nom de quel principe sur 180 agents recrutés dans une administration publique 140 auraient la même couleur politique et viendraient du même village ?
La déclaration de Barack OBAMA selon laquelle « les dirigeants qui se maintiennent au pouvoir par la corruption, la fraude et qui réduisent au silence la contestation de leur population doivent savoir qu’ils sont du mauvais coté de l’histoire ».
Où est la justice sociale où se trouvent les signes de la réconciliation nationale dans cette politique ?
Où se trouve l’engagement du candidat Faure lors de sa campagne de 2005 de créer davantage d’emplois, alors qu’il détruit ceux qui étaient là avant son avènement ?
Où se trouve la bonne gouvernance alors que le moindre service est monnayé dans notre pays ?
Où se trouve l’intérêt de cette jeunesse qui subit une politique d’exclusion et objet de toute discrimination ?
Où est le rayonnement international de notre pays, alors qu’on est mis en index partout ?
Où sont les grands travaux du siècle annoncés, je pourrais continuer à l’infini pour dire aux togolais que les promesses selon notre Chef n’engagent que ceux qui y croient.
RADIO VICTOIRE : Qu’est que OBUTS réserve à ses militants quand on parle de rapprochement avec KPATCHA GNASSINGBE et de la disponibilité financière puissante de
son PRESIDENT Agbéyomé KODJO ?
AGBEYOME KODJO: Il faut laisser les détracteurs raconter ce qu’ils veulent. KPATCHA GNASSINGBE est au RPT, et la loi interdit de militer dans plusieurs partis à la fois.
Il n’a pas rempli une fiche d’adhésion à OBUTS.
Voila au moins une précision qui mérite de situer les choses et de renvoyer les mauvaises langues à leur politique politicienne.
Il faut savoir raison gardée et militer pour la vérité.
Tous étaient mes amis hier, y compris Faure GNASSINGBE avant son accession au pouvoir. Il méprise mes droits, et me soumet à une discrimination dans le traitement de mon double statut d’ancien haut responsable de la République, c’est son choix, mais l’histoire est là, et je lui fais confiance.
Quant à l’avenir OBUTS pense offrir à ses militants et à l’ensemble du peuple togolais la victoire du Changement afin de prendre à bras le corps le combat contre tout ce qui aliènent les togolais, source de leur division et de leur misère. OBUTS s’engage à restituer la dignité et la fierté nationale à notre pays. Ensemble avec OBUTS faisons gagner le Togo pour faire face aux défis qui nous interpellent.
RADIO VICTOIRE: Votre mot de fin
AGBEYOME KODJO: Je demande solennellement au Président de la République le retrait du projet de loi modifiant le code électoral et d’ouvrir avec la classe politique un dialogue pour mettre fin à cette polémique qui s’ouvre et qui risque de polluer l’’atmosphère politique alors que de nombreuses taches nous attendent, notamment les reformes institutionnelles avant le scrutin présidentiel.
RADIO VICTOIRE : Agbéyomé KODJO je vous remercie
AGBEYOME KODJO: Je vous remercie aussi.